Entreprises d’expertise en automobile

L'expert en automobile se voit doté d'une existence légale par la mention de ses prérogatives dans le code de la route.
Il reçoit mandat de l'assurance ; sa fonction première est l'évaluation des dommages subis par un véhicule à moteur et la détermination de sa valeur avant sinistre.
L'exercice professionnel oblige celui qui a qualité d'expert à s'inscrire sur la liste nationale des experts en automobile.
Profession libérale, sans code NAF spécifique, elle s'exerce soit de façon autonome, soit en cabinet d'expertise.

Rétrécissement du tissu entrepreunarial

Par rapport à 2008, le stock d’entreprises a fortement diminué. Leur nombre est passé de 600 en 2008 à 501 en 2017. Le stock d'établissements suit un mouvement similaire. Cette double tendance montre une décroissance globale du nombre de structures employeuses.

L’effectif salarié suit une tendance inverse. Il enregistre une progression de plus de 8 % du nombre de salariés entre 2008 (5 292 salariés) et 2015 (5 734 salariés).

Depuis 2008, la branche est caractérisée par un recul de la part des TPE (entreprises d’un à neuf salariés).
Cette tendance est portée par les entreprises de 10 à 19 salariés dont la proportion progresse de plus de huit points sur la période. En 2017, ces entreprises représentent 23,4 % de l’ensemble.

Prépondérence des entreprises sur trois régions

La concentration territoriale des entreprises de la branche varie fortement d’une région à l’autre.
Trois régions accueillent près de 40 % des entreprises employeuses : l'Île-de-France (14 %), l'Occitanie (12,6 %) et l'Auvergne-Rhône-Alpes (11,8 %).

Les salariés sont également plus présents dans trois régions mais avec une répartition un peu différente de celle des entreprises.

  • L'Île-de-France rassemble 16,7 % des salariés de la branche mais son poids est moins important que pour l’ensemble du secteur (27,7 %).
  • La région Auvergne-Rhône-Alpes est la seconde région pour l’emploi de la branche (11,4 %).
  • La région Hauts–de-France occupe la troisième place en nombre de salariés (10,4 %).

Ces trois régions regroupent 38,5 % des salariés de la branche.

 

Minorité d'emplois féminins

Les emplois de la branche sont majoritairement masculins : 51,9 % des salariés sont des hommes. Cette proportion est supérieure à la moyenne du secteur (51,2 %).

 

 

Majorité de salariés d'âge intermédiaire et de professions intermédiaires

 La proportion des salariés âgés de 35 à 49 ans est la plus importante. En outre, depuis 2008 la pyramide des âges enregistre une tendance au vieillissement :

  • les moins de 35 ans voient leur poids relatif diminuer (-2 points) ;
  • la tranche d’âge intermédiaire s’affaiblit ;
  • le poids des seniors s’accentue.

Prépondérance des professions intermédiaires

  • Les cadres sont très faiblement représentés : 13,6 % contre 30,7 % pour le secteur.
  • La proportion de professions intermédiaires est la plus importante (30,4 %) mais est inférieure à la part observée pour l'ensemble du secteur (41,1 %).
  • Le taux d’employés est largement inférieur à celui du secteur (16,7 % contre 23,8 %).
  • Les ouvriers sont peu nombreux.

 

Taux élévé d'accès à la formation

Le plan de formation est le principal dispositif mobilisé par les entreprises pour former leurs salariés.
En 2017, plus du quart des salariés est parti au moins une fois en formation.
Plus de la moitié des entreprises a envoyé au moins un salarié en formation.
La professionnalisation est modérément utilisée.