Secteur Cadre de vie-technique

Le secteur cadre de vie-technique regroupe, jusqu'en 2018, quatre branches professionnelles : les entreprises d’architecture, les entreprises d’économistes de la construction, les cabinets d’experts en automobile et les cabinets de géomètres, topographes, photogramètres et experts-fonciers.

A partir de 2019, le périmètre de l'OMPL est modifié. Le secteur cadre de vie-technique ne comprend plus que deux branches professionnelles : les entreprises d'architecture et les entreprises d'expertises en automobile.

Secteur en transformation

Avec près de 10 000 entreprises et plus de 55 000 salariés en 2015 (données INSEE), le secteur du cadre de vie représente
9 % des entreprises et près de13 % des salariés des entreprises libérales du périmètre de l’OMPL. Elles emploient en moyenne 5,7 salariés.

  • Les entreprises d’architecture sont prépondérantes : elles rassemblent 75 % des entreprises du secteur et 64 % des salariés. Par contre, avec 4.9 salariés en moyenne par entreprise, leur taille est inférieure à la moyenne du secteur.
  • Les entreprises d’économistes de la construction sont sensiblement moins nombreuses, 7 % des entreprises et 5 % des salariés. Avec une moyenne de quatre salariés, elles regroupent un nombre d’entreprises de un à deux salariés supérieur aux autres branches (61 %).
  • Les entreprises d’experts en automobile constituent la plus petite branche du secteur avec seulement  502 entreprises (5 %) mais celles-ci sont d’une taille bien supérieure à la moyenne, 29 % emploient entre six et neuf salaries soit une moyenne de 11.4 salariés par entreprise..
  • Les cabinets de géomètres, topographes, photogramètres et experts-fonciers, regroupent 12 % des entreprises et 21 % des salariés. Ils sont d’une taille supérieure à la moyenne du secteur (9.5 salariés). 44 % des entreprises ont plus de six salariés..                

 

 

Baisse du nombre de salariés

De 2008 à 2017, le stock d’entreprises du secteur a fortement diminué (-9 %). Le stock d'établissements suit un mouvement similaire. Cette double tendance montre un repli global du nombre de structures employeuses.
Seule la branche des entreprises de la construction est dans une dynamique de croissance avec une progression de 20 % du nombre d’entreprises qui profite essentiellement aux entreprises de moins de deux salariés.

La courbe des effectifs est également décroissante mais dans une moindre mesure (-3 %). Les entreprises d’architectures amplifient le mouvement au niveau du secteur puisqu’elles concentrent les ¾ des salariés et enregistrent une baisse de 6 % du nombre de salariés.

 

Implantation variable sur les territoires

La concentration territoriale des entreprises du secteur varie fortement d’une région à l’autre.
Les trois régions accueillant le plus d’entreprises employeuses sont l'Île-de-France (24,5 %), l'Auvergne-Rhône-Alpes (14,7 %) et l'Occitanie (9,9 %).
À l’opposé, la Corse en accueille ne part très réduite (0,8 %). 

 

 

 

Effectifs jeunes et qualifiés

Les salariés du secteur sont « relativement » jeunes, 43 % ont moins de 35 ans. Dans les entreprises d’architecture près d’un salarié sur deux fait partie de cette tranche d’âge. En revanche, les entreprises d’experts en automobile et celles de géomètres emploient des proportions plus élevées de salariés de plus de 50 ans (23 %).

Les entreprises libérales du cadre de vie-technique se distinguent nettement des autres entreprises libérales du point de vue des structures de qualification. La proportion de cadres est très élevée (30.7 %). Ceci est principalement le fait des entreprises d’architecture où plus du tiers des salariés sont cadres.

 Accès relativement élevé à la formation professionnelle

Au sein du secteur, plus d'un salarié sur cinq est parti au moins une fois en formation en 2017 dans le cadre du plan. Cette proportion est supérieure à celle observée pour l’ensemble de l’OMPL.
Une part importante d'entreprises a envoyé au moins un salarié en formation sur le plan. Par rapport à l’ensemble de l’OMPL, les entreprises du secteur sont plus souvent formatrices.
Le plan de formation est le principal dispositif mobilisé. La professionnalisation est modérément utilisée.